La Bjenâl di Pjedìmont transformera la Peszcjàrie en grand lieu d’art contemporain

La Bjenâl di Pjedìmont investira l’ancienne Peszcjàrie pour sa première édition, intitulée « Ce que la mer nous rend ». Entre mémoire maritime, art contemporain et question écologique, l’exposition transformera l’ancien lieu de criée en espace de création, où objets rejetés par les eaux, corps liés à la mer et récits oubliés deviendront les témoins…

La capitale d’Albanuova accueillera prochainement la première édition de la Bjenâl di Pjedìmont, nouvel événement consacré à l’art contemporain. Pour cette édition inaugurale, installée dans l’ancienne Peszcjàrie, les artistes invitées et invités exploreront un thème à la fois maritime, poétique et politique : « Ce que la mer nous rend ».

Ancien lieu de criée, de vente et de sociabilité populaire, la Peszcjàrie de Pjedìmont changera de fonction sans perdre sa mémoire. Là où l’on pesait autrefois les poissons, les artistes présenteront désormais des installations, sculptures, photographies, œuvres sonores, performances et archives fictives autour de la mer, des corps, des objets rejetés et des récits oubliés.

La Bjenâl entend ainsi faire dialoguer le patrimoine maritime de Pjedìmont avec les formes les plus actuelles de la création contemporaine. La mer n’y sera pas seulement un décor : elle deviendra une archive vivante, capable de rendre aux habitantes et habitants d’Albanuova ce qu’ils croyaient disparu.

« La mer prend, transforme et rend. Ce qu’elle dépose sur nos rivages nous oblige à regarder autrement notre époque, nos déchets, nos mémoires et nos silences », résume l’équipe curatoriale de la Bjenâl.

Une exposition en cinq mouvements

Le parcours de l’exposition sera organisé autour de cinq grandes sections, pensées comme autant de marées successives.

  • La première, La Criée des fantômes, fera réapparaître l’ancienne vie de la Peszcjàrie : les voix des marchandes, les paniers, les balances, les sols mouillés et les gestes du travail.
  • La deuxième, Les déchets sacrés, abordera la question écologique à travers les objets rejetés par la mer : plastiques, filets, bouteilles, cordages, morceaux de métal ou fragments de verre poli.
  • La troisième, Les corps salés, sera consacrée aux corps liés à la mer : pêcheuses, marins, dockers, vendeuses, familles des ports et enfants du littoral.
  • La quatrième, Les frontières liquides, ouvrira l’exposition vers le Micromonde en interrogeant les routes maritimes, les circulations, les échanges et les migrations.
  • Enfin, La mer prophétique proposera une approche plus spirituelle et méditative, où la mer sera envisagée comme un espace de présage, de rite et de révélation.

La Grande Table du Retour, œuvre centrale de l’exposition

Au centre du parcours, les visiteurs découvriront La Grande Table du Retour, œuvre emblématique de cette première édition. Une longue table de criée, couverte de sel, accueillera des objets rejetés par les eaux : fragments de filets, bois flottés, coquillages, bouteilles vertes, cordages usés et papiers devenus illisibles.

Chaque objet sera accompagné d’une courte fiche poétique, à la manière d’une archive sensible :

« Fragment de filet. A retenu trois poissons, deux silences et une promesse non tenue. »

« Bouteille verte. A traversé la mer sans message. »

« Coquillage fendu. A entendu le nom d’une femme disparue. »

Cette installation donnera le ton de l’ensemble de la Bjenâl : rien ne disparaît tout à fait, et ce que la mer rend revient toujours transformé.

Un nouvel événement culturel pour Albanuova

Avec la Bjenâl di Pjedìmont, la République d’Albanuova se dote d’un nouveau rendez-vous culturel majeur. L’événement ambitionne de faire de Pjedìmont un lieu de création contemporaine ouvert aux artistes d’Albanuova et du Micromonde.

La manifestation sera accompagnée par plusieurs partenaires culturels et institutionnels, parmi lesquels la Ville de Pjedìmont, Albanuova Turìszim et ARTA. Des reportages, interviews d’artistes et émissions spéciales seront proposés sur ARTA Primè, notamment dans les rendez-vous culturels de la chaîne.

L’ouverture officielle devrait être l’un des temps forts de la saison culturelle à Pjedìmont. La Matriarche Armàlina Csilàn est attendue pour inaugurer l’exposition et rappeler l’importance de la création artistique dans le rayonnement d’Albanuova.

La première édition de la Bjenâl di Pjedìmont affirme ainsi une ambition claire : faire de la Peszcjàrie non seulement un lieu de mémoire, mais aussi un espace vivant où Albanuova peut regarder son passé, son littoral et son avenir.

Visiter la page officielle de la Bjenâl