Lumière dorée. Chaleur douce sur scène. L’ambiance change : plus vive, plus ouverte. Le public applaudit déjà avant qu’elle n’apparaisse vraiment.
Zianà Casztèlan attend au bord du rideau. Anàlisza la rejoint d’un pas léger, souriante, cheveux détachés, robe verte fluide.
– Toujours aussi souriante ?
– Je fais ce que je peux. Ça cache le trac.
– Même toi ?
– Surtout moi. Tu crois que ça se voit pas ?
– Pas du tout. T’as l’air de flotter.
– C’est l’effet Osztie.
– Tu reviens pour la deuxième fois. Qu’est-ce que tu ressens ?
– J’ai pas dormi cette nuit. J’ai repensé à l’an dernier. À la scène. Au moment où tout s’arrête juste avant que la musique parte.
– Et là, ce soir ?
– Ce soir, je veux que ça explose.
– Le titre, c’est « Eufòrie », non ?
– Exactement.
Elle se tourne vers le public, salue d’un geste rapide, presque timide. Puis elle s’avance seule vers le micro. L’intro démarre, claire, lumineuse. Elle ferme les yeux une seconde, puis commence à chanter.