République
d’Albanuova

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Matriarche · Activité officielle ·

La Matriarche dévoile un programme d’aménagement côtier et de rénovation des petits ports

La Matriarche Armàlina Csilàn a présenté à la Peszcjàrie le projet Sziet Rivìs, un programme national destiné à aménager progressivement un chemin côtier autour d’Albanuova et à engager la rénovation des petits ports du pays.

Entourée de représentantes des paisz, d’élues communales, de travailleuses et travailleurs de la mer, de membres de la Protèzion Csivîl et de responsables d’Albanuova Turìszim, la Matriarche a dévoilé les grandes orientations de ce qui pourrait devenir l’un des principaux projets d’aménagement de la 24e Législature.

Devant une carte d’Albanuova installée au cœur de la Peszcjàrie, Armàlina Csilàn a rappelé le rôle central de la mer dans la vie de la République.

« Une île n’est pas seulement une terre entourée d’eau. C’est une terre dont chaque village, chaque port, chaque chemin et chaque famille entretient une relation particulière avec la mer. »

Un chemin adapté aux paysages

Sziet Rivìs, qui signifie « Sept Rivages », ne prendra pas la forme d’une promenade uniforme construite tout autour de l’île. Le programme devra au contraire s’appuyer sur les chemins déjà existants : anciens passages de pêche, sentiers naturels, quais, promenades urbaines et accès reliant les communes au littoral.

Selon les secteurs, le chemin pourra être aménagé pour les déplacements à pied, la découverte du patrimoine ou, lorsque le terrain le permettra, la circulation cyclable. Une signalétique commune permettra d’identifier les différentes sections et d’indiquer les villages, les ports, les sites naturels ainsi que les arrêts du réseau TPA situés à proximité.

La Matriarche a toutefois insisté sur la nécessité de préserver les espaces les plus fragiles et de ne pas artificialiser inutilement les côtes.

« Là où un chemin devra être restauré, il le sera. Là où la nature impose la prudence, elle sera respectée. »

Les ports resteront des lieux de travail

Le second volet du programme concernera la rénovation des petits ports, des quais, des digues, des cales et des embarcadères.

Les travaux pourront notamment porter sur la sécurisation des ouvrages, l’amélioration de l’éclairage et du balisage, la restauration des bâtiments portuaires, l’installation d’équipements d’accueil ou la création d’espaces destinés à la vente des productions locales.

La Zontè matriàrcjâl affirme toutefois que ces rénovations ne devront pas transformer les ports en simples décors touristiques.

« La côte ne sera pas rendue accessible en chassant celles et ceux qui y travaillent. La rénovation d’un port ne devra jamais devenir le prétexte à effacer les pêcheuses, les ateliers maritimes, les marchés ou les embarcations qui lui donnent sa vie », a déclaré Armàlina Csilàn.

Les accès professionnels, les cales et les espaces nécessaires aux activités maritimes devront donc être maintenus dans les futurs projets.

Une participation des sept paisz

Chaque paisz sera invité à proposer une première section du chemin côtier ainsi qu’un ouvrage portuaire prioritaire. Les dossiers pourront concerner un quai endommagé, une digue fragilisée, un sentier interrompu, un ancien chemin de pêche ou un bâtiment maritime à préserver.

La République assurera la cohérence générale du programme et le financement des infrastructures d’intérêt national. Les conseils de paisz et les communes seront chargés d’identifier les besoins locaux, de consulter les habitantes et de suivre les opérations réalisées sur leur territoire.

Cette organisation doit permettre de faire de Sziet Rivìs un projet national sans imposer un modèle identique aux sept paisz.

La Protèzion Csivîl associée au projet

La sécurité maritime occupera également une place importante. La Protèzion Csivîl devra examiner l’état des ouvrages, les risques liés aux tempêtes et les conditions d’accès des secours.

Certains ports pourront recevoir des équipements d’urgence, des espaces réservés aux embarcations de secours ou des points de rassemblement destinés à la population.

Les ouvrages les plus exposés à l’érosion, aux vagues ou aux phénomènes de submersion pourront bénéficier d’une priorité particulière.

Trois premières opérations pendant la législature

La Zontè souhaite engager trois opérations pilotes pendant la 24e Législature.

La première devrait concerner Pjedìmont et les abords de la Peszcjàrie. Elle associerait l’ouverture d’une première section du chemin, la mise en valeur du patrimoine maritime et la restauration d’un ouvrage portuaire.

Une deuxième opération serait consacrée à un port particulièrement actif, afin de montrer comment les activités professionnelles, la vie locale et l’accueil du public peuvent coexister.

La troisième porterait sur un secteur davantage exposé aux risques maritimes et mettrait l’accent sur la consolidation des ouvrages ainsi que sur la sécurité civile.

La liste définitive des sites sera arrêtée après la remise des propositions des paisz et les premières études techniques.

Le PSC apporte un soutien sous conditions

Quelques heures après la présentation, le Parti Sans Conservateur a accueilli favorablement l’annonce du projet.

Zinèvra Lesztàn a qualifié Sziet Rivìs de programme « nécessaire et profondément albanovais », tout en demandant que les paisz ne soient pas réduits à un simple rôle consultatif.

« Les ports sont des lieux de travail, des lieux de vie et, dans certaines communes, le cœur même de l’activité locale. Les décisions concernant leur avenir ne peuvent pas être prises uniquement par des offices installés à Pjedìmont. »

Le PSC demandera notamment qu’une dotation minimale soit attribuée à chacun des sept paisz et que toute opération fasse l’objet d’une consultation locale préalable.

Le parti souhaite également garantir la protection des espaces consacrés à la pêche, associer les conseils de paisz au choix du tracé et donner la priorité aux coopératives et entreprises locales lors de l’attribution des travaux.

« Nous soutiendrons ce projet s’il est réellement construit avec les paisz. Nous ne voterons pas un programme dans lequel les territoires seraient simplement invités à approuver des décisions déjà prises », a averti Zinèvra Lesztàn.

Pour le PSC, Sziet Rivìs pourrait devenir une première application concrète du renforcement des compétences territoriales défendu depuis plusieurs législatures.

Le BNS critique le coût et la gouvernance du programme

Le Bloc Naziònâl Szimeàn a adopté une position nettement plus réservée.

Nadàlia Cosznìteis reconnaît l’utilité d’entretenir les digues, les quais et les infrastructures maritimes, mais estime que la Zontè a présenté un projet encore trop imprécis.

« Aucun budget précis n’a été annoncé. Aucun calendrier complet n’a été présenté. Aucun inventaire des ouvrages prioritaires n’a été rendu public. »

La dirigeante du BNS s’oppose également à la place accordée aux paisz dans le choix des chantiers.

Selon elle, le littoral, la sécurité maritime et les infrastructures portuaires doivent demeurer sous l’autorité directe des institutions matriarcales.

« Le littoral d’Albanuova est un patrimoine national. Il ne doit pas devenir l’objet de sept politiques différentes, élaborées selon des intérêts locaux parfois contradictoires. »

Le BNS demande que la Protèzion Csivîl et les services techniques de la République établissent d’abord un classement national des ouvrages selon leur urgence et leur importance.

Le parti souhaite que les crédits soient prioritairement consacrés à la consolidation des digues, à la sécurité des quais, aux accès de secours et aux infrastructures nécessaires à la pêche et au transport.

« Nous ne transformerons pas des crédits de sécurité en bancs, panneaux et promenades simplement parce que cela produit de belles images pour ARTA », a déclaré Nadàlia Cosznìteis.

Le BNS n’exclut pas de soutenir certaines opérations, mais annonce qu’il s’opposera à toute dispersion des compétences ou à toute répartition des crédits qu’il jugerait insuffisamment fondée sur l’intérêt national.

Un premier débat politique déjà ouvert

Les réactions du PSC et du BNS font apparaître les principaux points de tension à venir au Conszeì Grant.

La discussion ne devrait pas porter sur le seul principe de rénovation des ports, largement reconnu par les trois principales forces politiques, mais sur la gouvernance du programme, la répartition des financements et l’équilibre entre les institutions matriarcales et les paisz.

Armàlina Csilàn a reconnu que le chemin côtier ne pourrait pas être achevé au cours de la seule 24e Législature. La Zontè entend toutefois fixer son tracé général, protéger sa continuité et ouvrir les premiers chantiers avant la fin du mandat.

« Nous ne prétendons pas inaugurer demain le tour achevé d’Albanuova. Nous voulons fixer le tracé, protéger sa continuité, ouvrir les premiers passages et commencer les travaux que d’autres poursuivront après nous. »

Une enveloppe particulière devrait être inscrite dans la prochaine loi de finances pour financer les études, la sécurisation des ouvrages et les premières opérations.

Le projet Sziet Rivìs devra désormais être présenté au Conszeì Grant, où les groupes PSC et BNS ont déjà annoncé le dépôt d’amendements.