Une capitale durement éprouvée
Tout a commencé le 15 octobre, lorsque la Protèzion Csivîl a déclenché une alerte rouge pour submersion marine à Pjedìmont. La montée des eaux et les vagues franchissant les protections du littoral ont rapidement contraint les secours à fermer plusieurs accès et à organiser l’évacuation des secteurs exposés.
Rentrée précipitamment de Mézépolis le 17 octobre, la Matriarche Armàlina Csilàn a pris personnellement la mesure de la situation. Face à la menace pesant sur les quais, elle a ordonné l’évacuation préventive du Palais matriarcal et du Conszeì Grant, entraînant le transfert temporaire des activités institutionnelles hors du front de mer.
Le 21 octobre, la Protèzion Csivîl confirmait l’achèvement des évacuations et la mobilisation de l’ensemble des moyens nécessaires à la couverture opérationnelle de la crise. Cinq jours plus tard, un dispositif d’hébergement coordonné avec les autorités communales permettait d’assurer l’accueil des habitants déplacés.
L’eau se retire, les dégâts apparaissent
Depuis le 29 octobre, le recul progressif des eaux permet aux équipes de secours de pénétrer dans les premiers secteurs sinistrés.
Les reconnaissances révèlent des rues encombrées de débris, des caves inondées et des chaussées endommagées. Dans le quartier portuaire, la découverte d’installations électriques atteintes par l’eau salée a conduit les services techniques à maintenir certains secteurs hors tension.
Ces difficultés empêchent toujours le retour de plusieurs habitants et prolongent la fermeture de commerces du littoral.
Le Palais matriarcal et le Conszeì Grant restent également fermés. Si aucun dommage structurel majeur n’a été confirmé à ce stade, des infiltrations dans les niveaux inférieurs nécessitent des vérifications complémentaires.
La Matriarche exige des mesures concrètes
Réunissant en urgence les responsables de la Zontè matriàrcjâl et des services techniques le 30 octobre, Armàlina Csilàn a demandé l’élaboration d’un plan de rétablissement de l’électricité, secteur par secteur, ainsi que l’étude de solutions provisoires pour les équipements essentiels.
La cheffe de l’État souhaite également la préparation d’un dispositif exceptionnel d’accompagnement des habitants et des entreprises sinistrées. Les mesures envisagées concernent notamment les frais de relogement, les réparations urgentes et les pertes subies par les commerçants contraints de suspendre leur activité.
Une éventuelle mobilisation de moyens budgétaires supplémentaires pourrait nécessiter une intervention du Conszeì Grant.
Une crise loin d’être terminée
La Protèzion Csivîl doit encore achever la reconnaissance des secteurs touchés et établir un bilan consolidé des dommages. Aucun bilan humain définitif ni aucune estimation globale des pertes matérielles n’ont été communiqués.
Si les deux premières missions de secours — l’évacuation et l’hébergement — sont désormais accomplies, la troisième, consacrée à l’évaluation des dégâts, reste en cours.
Pour Pjedìmont, la prochaine étape sera celle de la remise en état. Elle s’annonce délicate pour les habitants, les entreprises du port et les finances publiques.
La mer se retire progressivement, mais ses conséquences pourraient peser durablement sur la capitale albanovaise.

