Pjedìmont, 23 septembre 2025 —
La République d’Albanuova a inauguré aujourd’hui la 21ᵉ Législature du Conszeì Grant, issue des élections d’automne. Les résultats, désormais définitifs, marquent un tournant majeur de la vie politique albanovaise : l’Aleàncse Csivìche (AC) s’impose comme première force du pays, tandis que le Parti Sans Conservateur (PSC) freine son recul sans retrouver son influence d’autrefois. Le Bloc Naziònâl Szimeàn (BNS), quant à lui, enregistre un résultat contrasté qui confirme son enracinement régional mais limite ses ambitions nationales.
La nouvelle Assemblée se compose ainsi :
– AC : 20 sièges
– PSC : 17 sièges
– BNS : 12 sièges
(49 sièges au total)
Aucune majorité absolue n’émerge, mais la recomposition parlementaire laisse entrevoir plusieurs scénarios possibles.
Une victoire stratégique pour l’Aleàncse Csivìche
Avec 41,1 % des suffrages exprimés, l’Aleàncse Csivìche réalise son meilleur score depuis plus d’une décennie. Armàlina Csilàn, Matriarche en exercice et présidente de l’AC, a salué un « vote clair en faveur de la stabilité institutionnelle et de la continuité ».
Son parti obtient notamment des résultats importants à Pjedìmont et dans les centres urbains, confirmant sa progression parmi les citoyennes soucieuses d’un équilibre entre modernisation et maintien du cadre matriarcal.
Dans son discours d’ouverture de la session, Armàlina Csilàn a déclaré :
« Les citoyennes ont exprimé le souhait d’une République forte, juste et stable. Nous en porterons la responsabilité avec gravité et détermination. »
Elle a également rappelé que la réforme constitutionnelle visant à séparer les fonctions de Matriarche et de Zontè matriàrcjâl demeure une priorité.
PSC : un recul contenu mais réel
Avec 33,8 % des voix et 17 sièges, le Parti Sans Conservateur reste la deuxième force du pays, bien que son influence soit en repli. Le parti conserve une base solide à l’est, notamment à Purdènan et Osztiè, mais son message d’égalité politique peine à s’imposer.
Zinèvra Lesztàn, cheffe du PSC, a déclaré :
« Nous resterons une force constructive. L’égalité, la décentralisation et la justice sociale ne sont pas des slogans, mais des nécessités démocratiques. »
Elle n’a pas précisé si le PSC envisageait un partenariat parlementaire avec l’AC.
BNS : solide mais isolé
Le Bloc Naziònâl Szimeàn obtient 12 sièges (25,1 % des voix). Le parti conserve une influence considérable dans les paisz occidentaux, mais réalise un score trop faible à Pjedìmont et ailleurs pour prétendre à une majorité.
Nadàlia Cosznìteis a commenté depuis Remànzas :
« Ce Conszeì Grant sera instable. L’ouverture excessive, les concessions territoriales et les velléités de réforme affaiblissent le pays. Nous défendrons l’intégrité matriarcale de la République. »
Des influences discrètes mais sensibles
Plusieurs observatrices évoquent une activité accrue de l’Ordre du Ben Agjìsszaran durant la campagne.
Aucun élément officiel ne permet de confirmer une intervention directe, mais certains résultats, en particulier la progression nette de l’AC, alimentent les spéculations.
L’Ordre n’a publié aucun commentaire.
Quel avenir pour la législature ?
Plusieurs configurations sont possibles :
– Un accord AC–PSC (37 sièges), politiquement plausible.
– Une AC minoritaire gouvernant seule, au prix de compromis permanents.
– Une opposition renforcée autour du BNS, déterminée à peser sur chaque vote stratégique.
Une législature décisive
La 21ᵉ législature débute dans un climat mêlant prudence et attentes.
Les débats sur la réforme constitutionnelle, la décentralisation, la modernisation des infrastructures ou la place du culte gémélis pourraient orienter durablement l’avenir d’Albanuova.
La recomposition politique issue de ces élections annonce des mois intenses au Conszeì Grant — et probablement au-delà.
Par Alèszandra Remànas, correspondante politique à Pjedìmont


