République d’Albanuova
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5ème Législature : Election du Conseil matriarcal
La doyenne du Grand Conseil prit la présidence de l’Assemblée pour organiser l’élection des membres du Conseil matriarcal
« Comme le prévoit la constitution, les conseillères matriarcales sont élues les unes après les autres. Je vous propose cependant de déposer l’ensemble des candidatures en une fois, pour gagner du temps. Puis nous procéderons à l’élection de chaque conseillère et de la matriarche. »
Armàlina Csilàn prit la parole :
– Les représentantes d’Aleàncse Csivìche font le choix de la représentation démocratique des abaleconiennes. Le PSC et le BNS ont obtenu un score quasiment identique : moins de 200 voix les sépare. Nous proposons que chacun des 3 partis abaleconiens soit représenté au conseil matriarcal. C’est la raison pour laquelle nous ne proposerons que la candidature d’Armàlina Csilàn au poste de conseillère en charge de la diplomatie. Nous espérons que le PSC et le BNS feront de même, dans l’intérêt des citoyennes de ce pays.
Nous proposons également d’introduire un système de suppléance pour permettre aux institutions de continuer à fonctionner en cas d’absence. Si le Conseil matriarcal fonctionne de manière collégiale, les administrations sont sous la responsabilité d’une conseillère. En cas d’absence de celle-ci, l’administration devrait continuer à fonctionner normalement.
Quant à l’élection de la Matriarche, nous ne proposerons pas de candidature puisque je suis sortante.
– Le Bloc Naziònâl Szimeàn soutient la proposition de Aleàncse Csivìche pour la représentativité des partis politiques au Conseil matriarcal. Nous constatons que cette « formule magique » revient après une législature d’égarement. Nous pensons que les citoyennes de ce pays devraient toutes être représentées au sein du Conseil matriarcal.
Nous présentons la candidature de Nadàlia Cosznìteis au poste de Conseillère en charge des affaires intérieures et de Matriarche d’Abalecon.
S’agissant de la proposition de mettre en place un binôme, nous pensons que ce n’est pas prévu par la Constitution donc en l’état impossible, même si nous pourrions soutenir une révision constitutionnelle en ce sens.
– Le PSC est sceptique quand à la représentativité de tous les partis, mais ne s’y opposera pas. Nous attendons de voir si le BNS a oublié ses vieux travers.
En outre, nous proposons la candidature d’Anastasya Kireis au poste de Matriarche et de conseillère en charge de l’économie.
L’idée de la suppléance nous parait être une excellente initiative et nous la soutiendrons. Dans les faits, la Constitution et plus précisément les dispositions de l’article 7 ne rendent pas cela impossible. Ce n’est pas parce que ce n’est pas écrit que c’est interdit. Aucun élément ne vient faire blocage à un usage de ce type, tant que l’absence serait temporaire et limitée.
Cependant afin de nous épargner les heures de débats soporifiques sur l’interprétation de la Constitution l’idéal sera une modification constitutionnelle afin d’écarter tout doute possible.
Je vous propose de passer au vote. Dans la mesure où il n’y a qu’une seule candidature par siège, nous pouvons envisager un vote commun.
Les partis sont appelés à se prononcer sur les candidatures suivantes :
Armàlina Csilàn, affaires étrangères
Nadàlia Cosznìteis, affaires intérieures
Anastàsya Kireis, finances et économie
(Merci d’indiquer, pour chaque candidate, le nombre de voix pour :pour: et contre :contre: )
Vous pouvez également voter pour la Matriarche d’Abalecon. 2 candidatures ont été présentées :
Nadàlia Cosznìteis
Anastàsya Kireis
Chaque parti est invité à indiquer le nombre de voix pour et contre également.
Les votes sont ouverts.
Le PSC exprime son choix au travers d’un vote qui suivait une réunion interne au parti. Les échanges avaient été un peu vifs entre celles qui étaient optimistes sur le futur Conseil Matriarcal et celles qui au contraire, voyaient le retour du BNS aux affaires comme une gageure.
Finalement, le vote fut ainsi :
Armàlina Csilàn, affaires étrangères : 15 :pour:
Nadàlia Cosznìteis, affaires intérieures : 7 :pour: – 8 s’abstinrent, dont Anastasya.
Anastàsya Kireis, finances et économie : 15 :pour:
En ce qui concernait l’élection au poste de Matriarche, les différentes membres du PSC n’eurent absolument aucun mal à se mettre d’accord.
Anastàsya Kireis : 15 votes
Armàlina Csilàn, affaires étrangères : :pour: 21
Nadàlia Cosznìteis, affaires intérieures : :pour: 11 – abstention : 10
Anastàsya Kireis, finances et économie : :pour: 10 – abstention : 11
Matriarche :
Nadàlia Cosznìteis, affaires intérieures : :pour: 11
Anastàsya Kireis, finances et économie : :pour: 10
Le BNS vota également :
Armàlina Csilàn, affaires étrangères : :pour: 10 – 3 absentions
Nadàlia Cosznìteis, affaires intérieures : :pour: 13
Anastàsya Kireis, finances et économie : 13 abstentions
Pour l’élection de la Matriarche, le parti soutint naturellement sa dirigeante:
Nadàlia Cosznìteis, affaires intérieures : :pour: 13
Anastàsya Kireis, finances et économie : aucune voix
Le résultat du vote est le suivant :
Armàlina Csilàn est élue Conseillère en charge des affaires étrangères avec 46 voix sur 49.
Nadàlia Cosznìteis est élue Conseillère en charge des affaires intérieures avec 32 voix sur 49.
Anastasya Kireis est élue Conseillère en charge des finances et de l’économie avec 25 voix sur 49.
S’agissant de l’élection matriarcale :
Nadàlia Cosznìteis obtient 24 voix sur 49
Anastasya Kireis obtient 25 voix sur 49
Est élue Anastasya Kireis Matriarche d’Abalecon pour la 5ème Législature du Grand Conseil.
Comme il en était de coutume, les membres du Conseil matriarcal se présentèrent l’une après l’autre devant le Grand Conseil pour prêter serment.
Armàlina Csilàn se présenta en premier devant les 49 honorables membres du Grand Conseil :
« Jo o zurì di jeszì fedêl a le Repùbliche, di riszpiètâ cun lealtât le Cosztìtuzion e lis lecs dal Sztât, di puartâ indèvant i dovês dal me ufìcsi intàl intères da le Amìnisztrazion pal ben di ducj ! »
Anastasya n’avait pas pensé pouvoir être élue au poste de Matriarche. En réalité, le résultat du scrutin était une surprise pour elle. Mais elle n’en démontra rien. Son côté confiant pouvait parfois passer pour de la vanité ou de la prétention. Pourtant quand on la connaissait bien, on savait que tout ça n’était qu’une façade. Loin de se sentir surhumaine, Kireis évitait de montrer des points faibles, tout simplement. Parce qu’elle le savait si elle s’exposait vraiment, les gens s’en serviraient. Lorsqu’elle constata qu’elle l’avait emporté à 1 voix près, elle esquissa un sourire radieux.
Une volée d’acclamations monta aussitôt des rangs du PSC. En gagnant ce poste d’importance, la gauche abaleconienne s’offrait une fenêtre inédite pour représenter ses idées et mettre en oeuvre sa politique. Même si tout restait entre les mains du Conszeì Grant, le PSC allait pouvoir donner le ton, du moins s’y efforcer. Avec le BNS, il était difficile de savoir comment les choses allaient tourner. Durant ce mandat, il faudrait la jouer fine, mettre en place une stratégie de rapprochement avec l’AC, représenté par Armàlina. Les deux femmes avaient travaillé ensemble et elles se respectaient. En tout pour Anastasya c’était le cas. Elle appréciait sa prédécesseuse. Peu de gens pouvaient s’en vanter.
Suivant la jeune femme, Anastasya s’avança à son tour et se présenta également pour prêter serment :
– Jo o zurì di jeszì fedêl a le Repùbliche, di riszpiètâ cun lealtât le Cosztìtuzion e lis lecs dal Sztât, di puartâ indèvant i dovês dal me ufìcsi intàl intères da le Amìnisztrazion pal ben di ducj !
Nadàlia se présenta également devant le Grand Conseil pour la prestation de serment. Elle était heureuse de retrouver le fauteuil des affaires intérieures, qu’elle avait occupé à plusieurs reprises. Elle salua ses collègues conseillères et surtout les membres de son parti, qui se levèrent pour l’applaudir. L’une d’entre elles lui remit un bouquet de fleur pour l’encourager à défendre les valeurs abaleconiennes qui promettaient d’être menacées, une fois encore, dans les semaines à venir.
Elle prononça son serment, non sans ajouter une référence à Szimà, la déesse-mère des abaleconiennes.
– Jo o zurì, denànt de Szimà, di jeszì fedêl a le Repùbliche, di riszpiètâ cun lealtât le Cosztìtuzion e lis lecs dal Sztât, di puartâ indèvant i dovês dal me ufìcsi intàl intères da le Amìnisztrazion pal ben di ducj !
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