République d’Albanuova
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Élection du Conszeì Grant — 25e législature
Adùnansze · Élection du Conszeì Grant · Épisode RP
Les candidatures à l’élection du Conszeì Grant de la 25e législature sont ouvertes.
Les partis actifs souhaitant participer doivent déposer leur liste avant le 9 septembre 2026 · 09:00.
Élection du Conszeì Grant — 25e législature
Candidatures closes
Les candidatures sont closes.
Listes retenues : AC · BNS · PSC.
La campagne officielle débutera le 13 septembre 2026 · 09:00.
Bilan de législature et enjeux de campagne
Le bilan de la 24e législature a été figé par Agòra à J−12.
Budget : 11 / 11 Ksz exécutés. Projets achevés : 3 / 3.
- Bjenâl de Pjedìmont — Achevé — 4 / 4 Ksz.
- Sziet Rivìs : Rénovation de deux ports albanovais — Achevé — 4 / 4 Ksz.
- Réhabilitation du centre de secours de Purdènan — Achevé — 3 / 3 Ksz.
Trois enjeux structurent la campagne de la 25e législature :
- Développer les échanges avec les partenaires étrangers — 2 Ksz à réaliser.
- Développer les transports collectifs — 2 Ksz à réaliser.
- Renforcer l’alerte et l’information de la population — 2 Ksz à réaliser.
Ces priorités sont figées pour toute la campagne. À l’entrée en fonction de la nouvelle législature, Agòra transformera automatiquement ces mêmes priorités en enjeux actifs, sans nouveau calcul.
Ouverture de la campagne électorale
La campagne électorale de la 25e législature est ouverte.
Les partis peuvent utiliser ce sujet pour leurs professions de foi, discours et échanges de campagne. Le vote ouvrira le 18 septembre 2026 · 09:00.
La petite salle était déjà presque pleine lorsque les militantes du Parti Sans Conservateurs déplièrent, derrière la tribune, une grande carte d’Albanuova. Sur celle-ci, pas de slogans. Des lignes reliaient Pjedìmont aux autres paisz, les ports à l’aéroport, les communes aux infrastructures publiques. À côté de Purdènan, une photographie du centre de secours récemment réhabilité rappelait l’un des investissements de la législature qui s’achevait.
Lorsque les dernières conversations s’apaisèrent, Zinèvra Lesztàn, présidente du Parti Sans Conservateurs, s’avança vers le pupitre.
— La 24e législature a permis de réaliser des projets dont Albanuova avait besoin. La rénovation de nos ports, la réhabilitation du centre de secours de Purdènan, la Bjenâl di Pjedìmont sont aujourd’hui des réalités. Nous n’allons pas prétendre le contraire simplement parce qu’une campagne électorale commence. Mais une élection ne consiste pas à distribuer les félicitations pour ce qui est terminé. Elle sert à décider ce que nous voulons faire maintenant. Et les priorités qui nous attendent sont connues.
Mieux échanger avec nos partenaires étrangers.
Développer les transports collectifs.
Mieux alerter et informer la population.
Sur ces trois sujets, le PSC fera un choix clair : partir des besoins des habitantes et des paisz.
Développer les transports collectifs ne doit pas signifier ajouter quelques lignes sur une carte nationale. Le PSC veut un réseau qui permette réellement de vivre, travailler et se déplacer sans dépendre systématiquement de la voiture individuelle. Nous défendrons une amélioration des liaisons entre les paisz, une meilleure connexion avec les ports et l’aéroport et une desserte adaptée aux territoires moins peuplés. Et nous poserons une règle simple : avant de décider d’un nouvel investissement, les habitantes et les autorités du paisz concerné devront être entendues. Une infrastructure n’est utile que lorsqu’elle répond à un besoin réel.
Zinèvra Lesztàn désigna ensuite les ports et l’aéroport représentés sur la carte.
— Albanuova est une île. Elle n’est pas condamnée à être isolée. Le PSC soutient le développement des échanges avec nos partenaires étrangers. Mais la politique extérieure ne peut pas se limiter aux visites officielles et aux signatures de traités. Nous voulons que cette ouverture bénéficie directement aux habitantes. Qu’une entreprise albanovaise puisse trouver de nouveaux débouchés. Qu’une artiste puisse présenter son travail ailleurs dans le Micromonde. Qu’une étudiante puisse partir quelques mois à l’étranger. Que nos ports et nos liaisons aériennes permettent davantage d’échanges. Que les visiteurs étrangers puissent découvrir autre chose d’Albanuova que Pjedìmont. Nous voulons une République ouverte parce qu’elle échange, pas une République ouverte simplement parce qu’elle signe des accords.
Nous nous opposerons donc au repli proposé par le BNS. Mais nous refuserons tout autant de considérer que toute coopération internationale est nécessairement une bonne coopération. Chaque partenariat devra pouvoir répondre à une question : qu’apporte-t-il concrètement à Albanuova et à ses habitantes ?
— La rénovation du centre de secours de Purdènan était nécessaire.
Elle ne suffit pas. Lorsqu’une tempête approche, lorsqu’un accident survient dans un port, lorsqu’un incendie menace une zone habitée ou lorsqu’un réseau essentiel est interrompu, chaque habitante doit pouvoir recevoir rapidement une information fiable et savoir comment réagir. Le PSC soutiendra donc le renforcement du dispositif d’alerte de la Protèzion Csivîl. Mais nous voulons aller plus loin : les risques ne sont pas identiques à Purdènan, Szaurìs, Ysztriè ou Pjedìmont. Nous proposerons que chaque paisz dispose d’une information adaptée à ses risques et de relais locaux permettant de transmettre les consignes de protection. La protection civile ne commence pas lorsque les secours arrivent. Elle commence lorsque la population sait ce qui se passe et ce qu’elle doit faire.
Zinèvra Lesztàn quitta un instant le pupitre et s’approcha de la carte.
— Ces trois propositions ont quelque chose en commun.Elles partent d’une conviction simple : toutes les bonnes décisions ne naissent pas nécessairement à Pjedìmont.Les paisz connaissent leurs routes, leurs côtes, leurs quartiers, leurs services publics et leurs habitantes. Nous voulons leur donner davantage de capacité à proposer les investissements dont ils ont besoin et à participer à leur réalisation. Ce n’est pas opposer les paisz à la République. C’est reconnaître que la République existe aussi en dehors de sa capitale.
La présidente du PSC marqua une pause avant de reprendre.
— L’Aleàncse Csivìche nous proposera sans doute de continuer sur la voie de la législature écoulée. Le Bloc Naziònâl Szimeàn nous proposera de refermer Albanuova sur elle-même.
Nous proposons autre chose.
Continuer lorsqu’une politique fonctionne.
Changer lorsqu’elle ne répond plus aux besoins.
Et surtout, décider davantage avec celles qui vivent directement les conséquences de nos décisions.
Pour la 25e législature, le Parti Sans Conservateurs défendra une République plus solidaire, plus écologique et moins centralisée. Une République dans laquelle l’ouverture sur le Micromonde profite aux habitantes. Une République dans laquelle les transports rapprochent réellement les paisz. Une République dans laquelle personne ne découvre une urgence lorsqu’elle est déjà à sa porte.
Zinèvra Lesztàn referma ses notes et regarda la salle.
— Décider plus près. Protéger mieux. Partager davantage. Voilà ce que le PSC propose aux citoyennes pour cette 25e législature.
Le discours terminé, Zinèvra ne quitta pas immédiatement la salle.
Alors que les militantes commençaient à ranger les affiches et à replier les tables, elle resta près de la grande carte d’Albanuova accrochée derrière la tribune. Quelques personnes s’étaient approchées pour discuter avec elle.
Une habitante lui demanda si le PSC comptait vraiment améliorer les transports entre les paisz ou s’il s’agissait simplement d’une promesse de campagne de plus.
Zinèvra sourit.
— C’est précisément pour cela que je ne veux pas passer les prochains jours uniquement derrière un pupitre.
Elle désigna la carte.
— Nous avons présenté des orientations. Maintenant, il faut aller vérifier si elles correspondent à la réalité.
Elle sortit un stylo et nota quelque chose dans son carnet.
— Si une liaison fonctionne mal, je veux savoir laquelle. Si les horaires ne correspondent pas aux besoins, je veux savoir pourquoi. Si un investissement que nous proposons n’a aucun sens pour les habitantes concernées, je préfère qu’on nous le dise avant que le Conszeì Grant ne vote des crédits.
Une autre personne l’interrogea sur les paisz et sur la volonté du PSC de leur donner davantage de poids.
— Décentraliser ne signifie pas transférer les problèmes et laisser chaque paisz se débrouiller. Cela signifie accepter que Pjedìmont ne connaisse pas toujours mieux que Purdènan ce dont Purdènan a besoin.
Elle referma son carnet.
— Alors, pendant cette campagne, je vais me déplacer.
Je veux rencontrer celles qui utilisent les transports collectifs, celles qui travaillent dans nos ports, celles qui participent aux services de secours, celles qui vivent loin de la capitale.
Et je veux aussi entendre celles qui pensent que nous nous trompons.
Une militante lui rappela qu’une autre réunion l’attendait. Zinèvra acquiesça, puis se retourna une dernière fois vers le petit groupe.
— Un programme électoral n’est pas un texte sacré. Il doit survivre à la confrontation avec la réalité.
Alors si vous avez une question, une objection ou quelque chose à nous montrer, venez nous trouver.
La campagne ne fait que commencer.
Lorsque Nadàlia Cosznìteis monta à la tribune, elle attendit quelques secondes avant de parler. Derrière elle, aucun grand plan d’aménagement ni longue liste de propositions. Seulement le drapeau d’Albanuova et celui du Bloc Naziònâl Szimeàn.
— Mesdames, citoyennes,
On nous explique depuis quelques jours qu’Albanuova devrait s’ouvrir davantage, transférer davantage, déléguer davantage. Toujours davantage. Davantage de compétences aux paisz. Davantage de place aux organisations étrangères. Davantage d’échanges. Davantage d’accords. Davantage de dépendances présentées comme des coopérations.
Le Bloc Naziònâl Szimeàn pose une question beaucoup plus simple :
à force de vouloir ouvrir toutes les portes, savons-nous encore lesquelles nous voulons garder sous notre contrôle ?
Albanuova n’est pas une administration régionale du Micromonde. Albanuova est une République. Une République matriarcale, souveraine, héritière de Szimà, de ses traditions, de son histoire et de ses propres institutions. Et cette République doit rester capable de décider seule de ce qui est bon pour elle.
Coopérer, oui. Dépendre, non.
Les échanges avec nos partenaires étrangers sont présentés comme l’un des grands enjeux de la prochaine législature. Très bien. Le BNS n’a jamais prétendu qu’Albanuova devait couper ses ports, fermer son aéroport et ignorer ses voisins. Nous commercerons. Nous accueillerons. Nous négocierons lorsque cela sera utile. Mais nous refusons cette idée selon laquelle une politique étrangère serait réussie simplement parce que nous avons multiplié les accords, les conférences, les agences et les déclarations communes. Un accord international n’est pas une victoire en soi.
La seule question qui doit guider la République est la suivante : qu’est-ce qu’Albanuova y gagne ?
Si une coopération permet à nos entreprises de vendre davantage, nous l’examinerons. Si elle améliore nos liaisons, nous l’examinerons. Si elle renforce notre sécurité ou notre approvisionnement, nous l’examinerons. Mais si elle consiste à accepter que d’autres États, d’autres organisations ou d’autres intérêts viennent nous expliquer quelles doivent être nos priorités, alors le BNS dira non. Sans gêne. Sans excuses. Et sans demander la permission à personne.
Les transports doivent servir l’unité nationale
— On nous parle également de transports collectifs. Sur ce point encore, les différences entre les listes sont claires. Le PSC veut confier davantage de décisions aux paisz. Nous pensons exactement l’inverse. Un réseau national de transports doit être national. Il ne doit pas devenir l’addition de sept politiques locales décidées séparément selon les intérêts du moment. Une habitante de Szaurìs doit pouvoir rejoindre Pjedìmont. Une habitante de Purdènan doit pouvoir rejoindre Osztiè. Nos ports, notre aéroport et nos principaux centres d’activité doivent être intégrés dans un réseau pensé pour l’ensemble de la République. Cela exige une stratégie commune, des priorités communes et une autorité capable de décider. Nous soutiendrons donc les investissements dans les transports collectifs lorsqu’ils renforcent la cohésion du territoire et l’autonomie du pays. Mais nous refuserons l’émiettement de la décision publique.
Sept paisz ne doivent jamais devenir sept petites Républiques.
Protéger exige une chaîne de commandement claire
Le troisième enjeu concerne l’alerte et l’information de la population. Il devrait être le moins polémique. Pourtant, là encore, certains semblent croire que la réponse consiste à multiplier les relais, les consultations et les niveaux de décision. Le BNS défend une autre conception. Lorsqu’une tempête menace Albanuova, lorsqu’un incendie se déclare, lorsqu’un accident maritime survient ou lorsqu’une infrastructure essentielle est menacée, il ne doit exister aucun doute sur l’autorité qui commande. La Protèzion Csivîl doit disposer d’un système national d’alerte clair, immédiatement identifiable et capable de transmettre une même information à l’ensemble de la population. Les autorités locales doivent naturellement participer à sa mise en œuvre. Mais elles doivent le faire dans un cadre national. Parce qu’en situation de crise, la dispersion des responsabilités n’est pas de la démocratie locale.
C’est une faiblesse.
Nous défendrons donc le renforcement des moyens de la Protèzion Csivîl, l’amélioration des dispositifs d’alerte et une chaîne de commandement clairement définie depuis les autorités matriarcales jusqu’aux paisz.
Une République n’est forte que lorsqu’elle sait ce qu’elle veut préserver
— Je sais ce que nos adversaires diront. Ils diront que nous avons peur de l’étranger. Ils diront que nous sommes trop attachées à l’autorité nationale.
Ils diront peut-être que défendre nos traditions, notre identité gémélis ou la centralisation de la République appartient à un autre temps. Qu’ils le disent. Le progrès ne consiste pas à abandonner ce que nous sommes pour prouver que nous sommes modernes. Une nation peut évoluer sans se dissoudre.Elle peut commercer sans se soumettre. Elle peut accueillir sans renoncer. Elle peut moderniser ses infrastructures sans transférer chaque décision. Elle peut dialoguer avec le Micromonde tout en se souvenant qu’elle n’a de comptes à rendre, en dernier ressort, qu’à ses propres citoyennes. Voilà ce qui distinguera le BNS pendant cette campagne.
À celles qui nous proposent toujours plus d’ouverture, nous demanderons : dans quel intérêt ?
À celles qui nous proposent toujours plus de décentralisation, nous demanderons : au prix de quelle unité ?
À celles qui parlent de modernisation, nous demanderons : pour construire quelle Albanuova ?
Nous avons notre réponse. Une Albanuova souveraine. Une Albanuova unie. Une Albanuova capable de protéger ses intérêts avant ceux des autres. Une Albanuova qui coopère lorsqu’elle le choisit et qui refuse lorsqu’elle le doit. Une Albanuova qui n’a pas honte de ses traditions et qui n’attend de personne l’autorisation d’être elle-même.
Pendant cette 25e législature, le Bloc Naziònâl Szimeàn ne demandera pas à Albanuova de se fermer au monde. Nous lui demanderons quelque chose de beaucoup plus important : de ne jamais laisser le monde décider à sa place.
Vive Albanuova.
Le vote est ouvert
Le vote est maintenant ouvert.
Les citoyennes habilitées peuvent déposer ou modifier leur bulletin jusqu’au 22 septembre 2026 · 20:00.
Le scrutin est clos
Le scrutin est clos.
Les bulletins ne peuvent plus être modifiés. Les résultats restent réservés à l’administration jusqu’à leur proclamation officielle.
Résultats proclamés
Les résultats de l’élection du Conszeì Grant de la 25e législature sont proclamés.
AC : 21 sièges · BNS : 12 sièges · PSC : 16 sièges
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