Première édition · Pjedìmont · Peszcjàrie
La Bjenâl
di Pjedìmont
Ce que la mer nous rend
À Pjedìmont, l’ancienne Peszcjàrie devient le lieu d’une grande exposition d’art contemporain consacrée à la mer, à la mémoire et aux objets qu’elle nous restitue.
Art contemporain maritime
La mer prend.
La mer conserve.
La mer transforme.
Puis, un jour,
elle rend.
Une nouvelle biennale d’art contemporain à Pjedìmont
Une exposition installée dans la mémoire de la Peszcjàrie
La Bjenâl di Pjedìmont est une exposition d’art contemporain organisée à Pjedìmont, capitale de la République d’Albanuova. Installée dans l’ancienne Peszcjàrie, lieu emblématique de la vie maritime et populaire de la ville, elle invite des artistes d’Albanuova et du Micromonde à interroger les liens entre la mer, les corps, les objets, les mémoires et les territoires.
Pour sa première édition, la Bjenâl propose un thème fondateur :
“Ce que la mer nous rend”
À travers installations, sculptures, photographies, œuvres sonores, performances et archives fictives, l’exposition transforme l’ancien marché aux poissons en espace de restitution. La mer n’y est pas seulement un paysage : elle devient une mémoire vivante, une frontière mouvante, une archive salée de notre époque.

La Peszcjàrie de Pjedìmont
Ancien marché aux poissons devenu espace d’exposition
Le thème
Ce que la mer nous rend
La mer prend, emporte, conserve, transforme. Elle reçoit les marchandises, les déchets, les prières, les secrets, les corps et les récits. Puis, un jour, elle rend.
Elle rend des objets rejetés sur les plages. Elle rend des souvenirs que l’on croyait disparus. Elle rend des traces de commerce, de voyage, de catastrophe ou d’amour.
Elle rend parfois ce qu’une société ne voulait plus voir.
Chaque fragment raconte une histoire, chaque débris devient une preuve, chaque coquillage peut devenir une archive.
À la Peszcjàrie de Pjedìmont, les artistes ne vendent plus le poisson : elles et ils exposent ce que les eaux ont rendu à la République.
Le lieu
La Peszcjàrie de Pjedìmont
Un lieu populaire devenu espace d’art
Située au cœur de Pjedìmont, la Peszcjàrie fut longtemps un lieu de travail, d’échange et de sociabilité. On y venait à l’aube acheter le poisson, négocier les prix, écouter les cris des marchandes, sentir le sel, l’eau froide et les filets encore humides.
En accueillant la Bjenâl, la Peszcjàrie change de fonction sans perdre sa mémoire. Le bâtiment conserve son lien avec la mer, mais devient désormais un lieu d’exposition, de rencontre et de création contemporaine.
Cette transformation est au cœur du projet : faire dialoguer le patrimoine populaire d’Albanuova avec les formes les plus actuelles de l’art contemporain.
Le parcours
Un parcours en cinq mouvements
L’exposition se déploie en cinq grandes sections, pensées comme cinq marées successives.
La Criée des fantômes
Les voix des marchandes, les gestes du travail, les balances, les paniers et les sols mouillés de la Peszcjàrie réapparaissent sous forme de traces.
Les déchets sacrés
Plastiques, cordages, bouteilles et fragments de métal deviennent des reliques contemporaines et interrogent notre responsabilité écologique.
Les corps salés
Pêcheuses, marins, vendeuses, dockers et familles racontent les corps marqués par l’eau, le sel, le travail et l’attente.
Les frontières liquides
La mer relie Albanuova au Micromonde. Elle transporte des marchandises, des langues, des images et des récits.
La mer prophétique
La mer devient oracle. Elle ne rend pas seulement des objets : elle révèle ce qu’une nation doit accepter de voir.
Création albanovaise
Albanuova,
la mer en héritage
Avant d’accueillir les regards venus du Micromonde, la Bjenâl donne la parole aux artistes d’Albanuova. Trois œuvres ouvrent un territoire commun : celui des mères, de Szimà et des traces que la mer dépose sur nos rivages.
Trois artistes · trois installations · une même île

Les filets de nos mères
Elèna Viszàrin
Un immense filet descend de la charpente de la Peszcjàrie. Dans ses mailles se mêlent tissus brodés, photographies effacées, clés, bijoux et fragments de vaisselle. Certains objets auraient été rendus par la mer ; d’autres ont été fabriqués par l’artiste. Les prénoms cousus dans les étoffes transforment le filet de pêche en généalogie suspendue.
La Criée des fantômes · Les corps salés

Szimà sous la ligne d’eau
Nadèja Csortàn
Un massif de basalte noir, à la fois île et silhouette de Szimà, émerge d’un bassin d’eau de mer. Une ligne de verre traverse la pierre tandis que les reflets de l’eau gagnent les murs et la voûte. La montagne paraît stable ; son image, elle, ne cesse de se déplacer.
Les frontières liquides · La mer prophétique

Inventaire après la tempête
Sofìa Mardjàn
Trente-six photographies et douze vitrines classent les restes d’une tempête supposément survenue sur la côte d’Oszlàvie : chaussure, flotteur, corde, jouet, portrait, verre poli. L’inventaire emprunte les codes de l’administration, mais une partie des pièces est fictive. Le document devient récit, et la preuve devient doute.
Les déchets sacrés
Ce que notre mer nous rend
Premières œuvres internationales
Mézénas répond à l’appel de la mer
Trois artistes mézènes ouvrent le catalogue international de la Bjenâl. Trois réponses très différentes au thème : le paysage silencieux, le renversement fantastique et l’objet quotidien happé par l’imaginaire marin.
Mézénas

Photographie · polyptyque
Noir et blanc
Clément Derval
Une succession d’horizons maritimes presque silencieux. Le bateau, la jetée, les oiseaux et le phare deviennent autant de points de repère dans un paysage où la mer semble suspendre le temps.
Mézénas

Peinture
Poisson pêcheur
Gabor Fekete
Les rôles s’inversent : au-dessus d’une mer agitée, le poisson devient pêcheur et l’être humain sa prise. Une scène fantastique où la mer renverse les rapports entre prédateur et proie.
Mézénas

Objet détourné · assemblage
Le crustacé m’appelle
Danilo Lukisch
Un téléphone devient créature marine. Objet familier et crustacé se confondent dans une image absurde où la mer semble reprendre possession de nos propres moyens de communication.

Œuvre emblématique
La Grande Table du Retour
Au centre de la Peszcjàrie, une grande table de criée couverte de sel accueille des objets rejetés par la mer : fragments de filets, bois flottés, coquillages, morceaux de verre poli, cordages, papiers illisibles.
Chaque objet est accompagné d’un court texte poétique, comme une fiche d’archive :
A retenu trois poissons, deux silences et une promesse non tenue.
A traversé la mer sans message.
A entendu le nom d’une femme disparue.
Cette œuvre ouvre l’exposition et donne son sens à l’ensemble du parcours : rien ne disparaît tout à fait.
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Informations pratiques
Lieu
Peszcjàrie de Pjedìmont
République d’Albanuova
Édition
Première édition de la
Bjenâl di Pjedìmont
Thème
Ce que la mer
nous rend
Disciplines
Installation, sculpture,
photographie, vidéo,
performance, art sonore
Public
Tout public
Langues
Français, albanovais,
langue commune selon
les contributions
Partenaires
Une initiative culturelle d’Albanuova
La Bjenâl di Pjedìmont s’inscrit dans la volonté de faire de Pjedìmont un centre vivant de création contemporaine et de renforcer le rayonnement culturel de la République d’Albanuova.
L’événement associe institutions publiques, acteurs culturels, partenaires médiatiques et artistes d’Albanuova et du Micromonde.
Albanuova Turìszim
ARTA Primè
Radiò Szorèli
Zontè matriàrcjâl
Artistes du Micromonde
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Les annonces, articles, interviews et critiques de la Bjenâl
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